Partenaires

CNRS
Centre d'histoire sociale, Paris 1     Editions de l'Atelier


Rechercher


Accueil du site > Actualités > Soutenances de thèse > Julien Cahon, « Les gauches dans la Somme, du Front populaire au Programme commun (années 1930 – années 1970) »

Julien Cahon, « Les gauches dans la Somme, du Front populaire au Programme commun (années 1930 – années 1970) »

Lundi 14 novembre 2011 à 10h, Université de Picardie Jules Verne, Logis du Roy, Amiens

Résumé

Au croisement de l’histoire politique, des sciences politiques et de la sociologie, ces travaux de recherche s’inscrivent dans une histoire politique en plein renouvellement. S’appuyant sur des sources internes aux partis, des archives policières, des fonds privées et des témoignages, cette thèse, qui privilégie une approche décentralisée et des problématiques neuves (systèmes partisans, réseaux, culture militante, sociabilités...), est une plongée au cœur des itinéraires militants dans un département où toutes les familles de la gauche, du radicalisme à l’ultra gauche en passant par le PCF, le PSU et la SFIO puis le PS, ont trouvé un terreau favorable à leur épanouissement.

Le Parti radical, hégémonique au début du siècle, subit dès l’entre-deux-guerres la montée en puissance de la SFIO, elle-même rapidement concurrencée par le PCF. Pour ces trois sensibilités, les années 1930 sont d’autre part marquées par un effort d’organisation partisan, que n’entame pas la scission néo-socialiste malgré l’importance de la fracture pour la SFIO. La puissance des partis marxistes, qui s’est constituée lors du Front populaire, est amplifiée à la Libération mais entamée par les remous que connait la fédération communiste dans les années 1950 et l’affaiblissement militant de la SFIO dans le contexte de la Guerre d’Algérie. Le rôle joué dans ces évènements par le socialiste Max Lejeune (secrétaire fédéral, député-maire d’Abbeville, Président du conseil général, secrétaire d’Etat aux forces armées puis ministre du Sahara) et le radical amiénois Gilbert Jules, ministre de l’Intérieur, a constitué un tournant pour l’identité de la gauche locale. Les mutations amorcées à la fin des années 1960 sont accompagnées d’un profond renouvellement, incarné au PS par le trio Dominique Taddéi, Jean-Pierre Cot, Jean-Claude Dessein, tandis qu’un jeune ouvrier prometteur, Maxime Gremetz, était promu à la tête de la fédération communiste.

Terre de gauche, cœur historique de la Picardie, département rural où l’industrie est une tradition ancienne, dans les villes comme Amiens ou Albert-Méaulte, berceau de l’industrie aéronautique, mais aussi et surtout dispersée dans les campagnes, comme les serrureries du Vimeu, la Somme apparaît comme un véritable laboratoire pour l’historien du politique et une porte d’entrée sur l’histoire générale de la gauche française.

Membres du Jury
- Jean-Jacques BECKER, Professeur émérite, Paris X-Nanterre
- Olivier FORCADE, Professeur, Paris IV-Sorbonne
- Bernard LACHAISE, Professeur, Bordeaux III
- Noëlline CASTAGNEZ, MCF, Orléans
- Philippe NIVET, Professeur, UPJV-Amiens, directeur de thèse