Partenaires

CNRS
Centre d'histoire sociale, Paris 1     Editions de l'Atelier


Rechercher


Accueil du site > Au fil du Maitron > Tome 6 (Gh-Je) > GOSTIAU Lucie, Émilie, Marie [épouse MAYRAN]

GOSTIAU Lucie, Émilie, Marie [épouse MAYRAN]

Née le 29 septembre 1921 à Nogent-sur-Oise (Oise) ; couturière puis secrétaire ; militante jociste dans l’Oise, permanente de la JOCF (1945-1950), militante familiale, militante de la FCPE ; membre de l’ACO (1951-1970).

Fille d’Henri Gostiau, chauffeur à la Compagnie des Chemins de Fer du Nord, non croyant, et de Joséphine née Druelle, membre du Sillon avant son mariage, sans profession, croyante pratiquante, Lucie Gostiau avait une sœur aînée (Thérèse Gostiau, née en 1917). Elle fréquenta l’école primaire privée à Nogent-sur-Oise, puis une école professionnelle publique à Creil (Oise). Elle obtint le certificat d’études primaires et un brevet professionnel de couture. Entrée au travail en 1935, elle fut successivement couturière à domicile jusqu’en 1940, employée de bureau à Creil, dans un organisme qui récoltait les tickets de pain et répartissait la farine jusqu’à la Libération, puis secrétaire dans une usine de fonderie jusqu’en 1945.

Ayant adhéré à la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine (JOCF) en 1936 par l’intermédiaire d’un aumônier, elle milita au sein de la section de Nogent-sur-Oise jusqu’en 1941 puis fut responsable de la fédération de l’Oise jusqu’en 1945. Sollicitée par la direction nationale de la JOCF pour devenir permanente, elle prit ses nouvelles fonctions en mars 1945 avec la responsabilité de la Picardie et de quelques départements normands. Elle faisait notamment équipe avec Thérèse Hachard*, Denise Lemière* et Pierrette Poulain*. Chargée en outre du bulletin de la branche « Aînées » du mouvement, elle conserva ses fonctions jusqu’en janvier 1950.

Lucie Gostiau se maria à Nogent-sur-Oise le 10 février 1950 avec Roger Mayran*, ancien militant de la Jeunesse indépendante chrétienne (JIC), employé de banque qui milita ensuite à la CFTC puis à la CFDT, et trois enfants naquirent de cette union (Marie-Hélène, 1952 ; Michel, 1954 ; Philippe, 1959). La famille vécut d’abord dans différents petits logements à Paris, puis dans un trois pièces au Chesnay (Seine-et-Oise, Yvelines) à partir de 1962.

Lucie Mayran ne reprit pas d’activité professionnelle salariée mais fut dirigeante d’une association familiale sur le plan local et s’engagea également dans une association de locataires. Elle fut, de 1955 à 1977, animatrice locale puis fédérale de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) dont elle fut salariée comme secrétaire au cours des cinq dernières années de sa vie active. Elle fut aussi membre de l’Action catholique ouvrière (ACO) de 1951 à 1970.

Elle partit à la retraite en 1980. Son mari et elle quittèrent alors Le Chesnay pour s’installer à Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher). À partir de 1982, elle s’investit dans Amnesty International où elle militait encore en 2010.

SOURCES : Arch. JOCF (SG), fichier des anciennes permanentes. — Archives JOCF. — Questionnaire JOC. — Jocistes dans la tourmente, Paris, Éditions Témoignage chrétien, 1989, p. 47. — Renseignements communiqués par Suzanne Moulinet. — Témoignage oral de Lucie Mayran, 8 mars 2010. — Notes de Jean-Pierre Besse. — État civil de Nogent-sur-Oise.

Éric Belouet