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Accueil du site > Chronologie > de 1864 à 1870

Chronologie indicative de l’histoire du mouvement ouvrier français

de 1864 à 1870

De la Première Internationale à la proclamation de la IIIe République.

par Stéphane Sirot, complétée par Michel Cordillot, René Lemarquis et Claude Pennetier.
Modifications apportées le 10 septembre 2003 par Claude Pennetier et Céline Lenormand.

1864

17 février. " Manifeste des Soixante ", rédigé à l’initiative de Tolain. Il réclame une représentation ouvrière au Parlement et proclame la nécessité d’une action autonome de la classe ouvrière.

25 mai. Loi Ollivier supprimant le délit de coalition et reconnaissant le droit de grève.

5/6 août. procès des 13 parmi lesquels Garnier-Pagès, Carnot, Floquet , Jules ferry accusés d’avoir organisé un comité électoral républicain lors des élections de 1863 et 1964. Ils sont condamnés à des amendes.

15 août. Mise en service de la ligne de chemin de fer Paris/Madrid réalisée par la compagnie des frères Pereire.

25 août. Grève des relieurs, qui se termine un mois plus tard par un demi-succès.

28 septembre. Réunion à Saint-Martin’s Hall à Londres, à laquelle participent Tolain, Perrachon et Antoine Limousin. Fondation de l’Association internationale des travailleurs (AIT) ou Première Internationale. La section française sera dominée par Henri Tolain et E. Fribourg, bientôt rejoints par Eugène Varlin.

5 novembre. Publication des statuts de la Première Internationale.

1865

Mai. La parution de l’ouvrage posthume de Proudhon (mort le 19 janvier), De la Capacité politique des classes ouvrières, contribue à relancer dans les milieux ouvriers les débats ouverts par le " Manifeste des Soixante ".

14 juin. Le chèque reçoit valeur légale.

12 juillet. Loi sur les lignes de chemin de fer d’intérêt local leur concession est confiée aux préfets et conseils généraux.

Fin juillet. Création à Paris du premier bureau de la section française de l’AIT.

Septembre. Deuxième grève des relieurs impulsée par Eugène Varlin, qui se termine par un échec.

Fin septembre. Première conférence de l’AIT tenue à Londres.

1er novembre. Ouverture de la première bibliothèque dans le XIème arrondissement. Le prêt est réservé aux instituteurs.

1866

3-8 septembre. Ier congrès de l’AIT tenu à Genève. On y vote des motions pour la journée de huit heures, la protection des femmes et des enfants au travail.

1867

Février. Grève des bronziers, gagnée grâce au soutien de l’AIT (dont sont membres tous les dirigeants de l’Association des bronziers). L’Internationale y gagne un immense prestige.

Fin mars. Grève des ouvriers tailleurs parisiens, soutenus financièrement par les tailleurs londoniens. Les mouvements de grève se multiplient en France.

Avril. Grève des mineurs de Fuveau.

10 avril. Les communes sont autorisées à instaurer la gratuité totale de l’enseignement primaire

14 juillet. Exposition universelle à Paris. Le Gouvernement décide d’y faire participer des délégués ouvriers. Une commission ouvrière s’organise, au sein de laquelle les Internationaux sont très présents, qui travaillera pendant deux ans et se séparera en 1868 après avoir décidé d’impulser dans toutes les professions la création de Chambres syndicales.

24 juillet. Une loi autorise la création sans autorisation des sociétés anonymes

2-7 septembre. IIème congrès de l’AIT tenu à Lausanne.

9 septembre. Congrès international pour la paix à Genève. Bakounine et Garibaldi y participent.

1868

14 janvier. Vote de Niel sur le service militaire ; Le tirage au sort est maintenu, la durée du service est portée de 7 à 9 ans.

20 mars. Verdict dans le procès du Premier bureau de la section française de l’AIT. Sa dissolution est prononcée. Un deuxième bureau a déjà été élu, dont les figures de proue sont Eugène Varlin et Benoît Malon.

30 mars. Disposition gouvernementale tolérant les chambres syndicales.

11 mai. Libéralisation du régime de la presse.

22 mai. Ouverture du procès du Deuxième bureau de Paris de l’AIT. Les prévenus sont condamnés à trois mois de prison.

11 juillet. Loi créant une Caisse d’assurance décès et une Caisse d’assurance contre les accidents du travail.

2 août. Loi abrogeant l’article 1781 du code civil selon lequel, en cas de litige, la parole du maître l’emporte sur celle de l’ouvrier.

6-13 septembre. IIIème congrès de l’AIT tenu à Bruxelles. Les mutualistes français sont mis en minorité par les collectivistes. Vote d’une motion en faveur de la nationalisation du sol.

Octobre. Ouverture, rue Mazarine, de la première Marmite (restaurant coopératif affilié à l’AIT).

1869

Janvier. Grève des ouvriers cotonniers de Rouen.

23 mars. Suppression du livret ouvrier par le Conseil d’État.

15 juin. Intervention de la troupe contre les mineurs de La Ricamarie : 13 morts.

6-12 septembre. IVème congrès de l’AIT tenu à Bâle. Les délégués français se prononcent dans leur majorité pour le collectivisme.

8 octobre. 14 grévistes sont tués au cours d’une fusillade à Aubin (Aveyron).

Décembre. Fondation de la bourse du travail à Paris.

1870

Janvier. 7000 ouvriers en grève au Creusot.

12 janvier. 100 000 Parisiens assistent aux obsèques de Victor Noir, journaliste à La Marseillaise, assassiné par Pierre Bonaparte. On frôle l’émeute.

21 janvier-14 avril. Grèves des métallurgistes et des mineurs du Creusot (Saône-et-Loire). Des condamnations seront prononcées le 6 avril.

18 avril. Création d’une Fédération parisienne de l’AIT.

30 avril. L’arrestation " de tous les individus qui constituent l’Internationale " est ordonnée.

22 juin. Début du troisième procès de l’Internationale. Parallèlement, des poursuites sont diligentées en province. L’Internationale est déclarée dissoute le 8 juillet.

26 juin. Loi réglementant la durée du travail dans les mines et les manufactures.

18 juillet. Ouverture, à Blois, du procès des blanquistes.

19 juillet. L’Empire déclare la guerre à la Prusse. La situation militaire se dégrade rapidement. Assiégé à Sedan, l’Empereur capitule le 1er septembre.

4 septembre. Proclamation de la République à Marseille, Lyon et Paris. Installation du gouvernement de la Défense nationale.

28 septembre. Échec de l’insurrection lyonnaise, à laquelle Bakounine a participé.

31 octobre. Journée d’émeute à Paris à la suite de l’annonce de la capitulation de Metz.

1er novembre. Proclamation éphémère de la Commune à Marseille.

5 décembre. A Rouen, échec d’une tentative insurrectionnelle pour s’emparer de l’Hôtel de Ville.

Post-scriptum : Pour citer ce document :
Maitron.org, site d’histoire sociale, Chronologie indicative de l’histoire du mouvement ouvrier français, 1864-1870, en ligne : http://www.maitron.org/spip.php ?article156.