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Accueil du site > Au fil du Maitron > Tome 3 (Ca-Cor) > CABARET Raymond, Georges, Louis

CABARET Raymond, Georges, Louis

Né le 29 avril 1921 à Cherré (Sarthe), mort le 12 juin 1986 à Paris (XVIIIe arr.) ; fonctionnaire à la Direction générale des impôts, en poste ; secrétaire général adjoint de la Fédération générale des Fonctionnaires CFTC puis CFDT (1963-1972), secrétaire général de l’Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés (UFFA) CFDT (1972-1981), membre du conseil confédéral de la CFDT.

Fils de Georges, Julien Cabaret, employé de commerce et de Louise, Mathilde Boulier, cuisinière.

Raymond Cabaret fit dix-huit mois de Service du travail obligatoire (STO) à Gustrow (Macklembourg) en Allemagne, dont il revint fin mai 1945. Contractuel au service du Contrôle économique à Alençon (Orne), il fut ensuite admis au concours de commissaire du Contrôle économique et fit un stage à Paris au début de 1946. Muté d’Alençon à Paris, il assura la comptabilité administrative du Centre administratif et contentieux groupant six départements. Avec la diminution des effectifs du Contrôle économique, il fut nommé inspecteur à la Direction des Impôts et créa un syndicat, soutenu par la CFTC, pour suivre l’intégration des agents du Contrôle économique dans les régies financières.

Après avoir travaillé près de cinq ans dans le cadre de la « pré-polyvalence » aux Impôts, Raymond Cabaret fut mis à la disposition du Syndicat national CFTC des Contributions indirectes, dont il devint le secrétaire général en 1958. Il prépara alors la fusion des organisations syndicales CFTC des Impôts (Contributions directes, indirectes et Enregistrement), parallèlement à la fusion de ces services. Il devint secrétaire général du syndicat CFTC des Impôts, fut également membre du bureau de la Fédération des finances CFTC et président de cette fédération de 1957 à 1964.

Lors de la scission de la CFTC, il suivit la majorité qui fonda la CFDT en 1964 et participa aux activités de la Fédération générale des fonctionnaires CFDT dont il devint secrétaire général adjoint, en 1965, chargé des problèmes statutaires et des traitements. Il était membre du Conseil supérieur de la fonction publique. En 1968, Raymond Cabaret participa aux négociations des organisations syndicales avec le gouvernement, conclues par le Protocole Oudinot, puis à la réforme des catégories C et D de la fonction publique. Élu au conseil confédéral de la CFTC en 1961 comme suppléant de René Routhier*, puis au conseil confédéral de la CFDT en 1965, il présenta la charte financière au congrès de 1970.

En novembre 1971, la commission exécutive de la FGF décida de signer le contrat salarial pour la fonction publique, alors que les fédérations des PTT et de la Santé, qui étaient en dehors d’elle, s’y opposaient. La confédération ne soutint pas la FGF, aussi son président Paul Caspard* et le secrétaire général André Delaveau* durent-ils démissionner. À la fin de 1972, la direction confédérale donna mandat à la Fédération générale des Fonctionnaires de se transformer en Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés (UFFA) regroupant l’ensemble de toutes les organisations de fonctionnaires de l’État, des collectivités locales et des services de santé, dans une structure plus légère que celle d’une fédération générale et se contentant de coordonner les positions de fédérations constitutives souvent très indépendantes. Raymond Cabaret fut secrétaire général de l’UFFA de 1973 à 1981, participant activement à la rédaction du journal La Fonction publique et créant le Guide pratique de la Fonction publique, recueil des textes intéressant les fonctionnaires, avec remise à jour. Il joua constamment un rôle de modérateur entre des tendances aux oppositions parfois vives.

Inspecteur principal des Impôts en 1971, Raymond Cabaret finit sa carrière comme directeur départemental des Impôts. En septembre 1981, il fut nommé, par le ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives, président du Comité interministériel des services sociaux.

Dans les années 1970 et 1980, Raymond Cabaret était sympathisant socialiste. Il était chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur

Raymond Cabaret était marié et père de trois enfants. Dans les années 1980, il habitait Écouen (Val-d’Oise).

SOURCES : Arch. UFFA, Curriculum vitae rédigé par Raymond Cabaret pour sa nomination dans l’ordre de la Légion d’honneur. — Arch. confédérales CFDT, organisation de la CFTC/CFDT et congrès confédéraux. — Le Monde, 16 juin 1986. — Jeanne Siwek-Pouydesseau, Les Syndicats de fonctionnaires depuis 1948, PUF, 1989. — État civil de Cherré, août 2007.

Jeanne Siwek-Pouydesseau