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Avant-première du film de Bernard Baissat sur « Jean-Jacques de Félice, avocat du peuple kanak »

Article mis en ligne le 21 janvier 2009

Soirée hommage à Jean-Jacques de Félice

Mardi 10 février 2009
à 19 h 30
Centre culturel La Clef – Images d’ailleurs
21 rue de La Clef, 75005 Paris (M° Censier-Daubenton)
Entrée libre

Avant première du film de Bernard Baissat, Jean-Jacques de Félice, avocat du peuple kanak.

La projection sera suivie d’un débat avec les représentants des associations présentes [1].

À partir de 21 h 30, cette soirée, organisée par l’Union pacifiste et Bernard Baissat, se poursuivra par un moment convivial en musique, autour d’un verre. En ces périodes sécuritaires, ce moment informel permettra d’évoquer les formes de résistances actuelles qui tentent de redonner sens aux mots : Liberté, Égalité, Fraternité.

« Pour moi, il y a un mot qui n’est ridicule en aucune langue : c’est le mot DIGNITÉ... Le peuple kanak représente pour moi, le symbole assez pur de ce que l’on peut faire quand on lutte pour sa dignité ».
C’est par ces mots que Jean-Jacques de Félice conclut l’entretien accordé à Bernard Baissat le 11 octobre 1990, à Paris.
Adepte de la non violence, défenseur des insoumis à toutes les guerres et particulièrement à celles du Vietnam, d’Algérie ou d’Angola, avocat de Ben Bella et de nombreux combattants algériens, avocat de Régis Debray prisonnier de la dictature bolivienne, maître Jean-Jacques de Félice fait partie d’une famille qui a toujours « ressenti comme insupportable l’oppression et l’injustice ».
C’est en 1969 qu’il se rend pour la première fois en Nouvelle-Calédonie, à la demande du grand chef Naisseline de Maré, pour défendre son fils Nidoïsh, emprisonné après « l’affaire du tract ».
Bouleversé par la situation coloniale qu’il découvre à Nouméa, Jean-Jacques de Félice deviendra par la suite l’avocat des principaux militants indépendantistes et bientôt du peuple kanak tout entier.
Cet homme, qui a consacré toute sa vie à défendre son idéal de solidarité et de respect pour tous les opprimés, est décédé en juillet 2008.

Post-scriptum : La notice de Jean-Jacques de Félice figurera dans le tome 5 du Maitron, Dictionnaire biographique mouvement ouvrier, mouvement social, à paraître en 2009.


[1] Notamment la Cimade, la Confédération paysanne, le Collectif des sans-papiers, le Comité Louis Lecoin, Greenpeace, la Ligue des droits de l’Homme, des représentants du peuple kanak, l’UPF.

Invitation avant-première du film sur Jean-Jacques de Félice - 505.1 ko

Invitation à la soirée hommage à Jean-Jacques de Félice le 10 février 2009